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Colloque : Les États impériaux ibériques (1808-1930) Une globalisation originale ? ANR Globiber

8 Mai - 10 mai 2013
BARCELONA COLLOQUE Programme « Glob-Iber »
Coord. : Stéphane MICHONNEAU, Martín RODRIGO ALHARILLA Org. : École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid), Universitat Pompeu Fabra (Grup de Recerca en Imperis, Metròpolis i Societats Extraeuropees, Barcelona) Col. : Agence nationale de la recherche, Centre d’Histoire Espaces et Cultures (Université Clermont II), Centre de la Méditerranée Moderne et Contemporaine (Université de Nice Sophia Antipolis), Sciences, Philosophie, Humanités (Université Bordeaux III), Museu d’Història de Barcelona
Lieux de célébration : Universitat Pompeu Fabra Edifici Roger de Llúria (Sala de graus Xavier Calsamiglia) Ramón Trias Fargas, 25-27 08005 Barcelona
Museu d’Història de Barcelona Baixada de la Llibreteria, 7 - 2ª planta (Sala Carreras Candi) 08002 Barcelona

casadevelazquez

Dans le cas de la péninsule Ibérique, le développement de l’histoire impériale se heurte à une difficulté : en effet, la perte des colonies américaines dans les premières décennies du XIXe siècle a souvent été intreprétée comme la fin sans retour de l’impérialisme espagnol et portugais. Pourtant, l’historiographie la plus récente tend à réexaminer la nature des relations et des interactions entre les deux empires et leurs outremers, en insistant sur l’importance de la récupération coloniale au cours du XIXe siècle. Plus encore, l’Espagne et le Portugal sont de plus en plus souvent considérés comme des espaces politico-administratifs composites, métropole et territoires ultramarins, dont les parties furent fortement liées et interagirent constamment. Dans ce sens, notre objectif est d’analyser les logiques impériales qui conduisirent à la construction des États libéraux ibériques en se concentrant tout particulièrement sur l’étude de la circulation du personnel administratif, le poids des groupes intermédiaires et des corporations dans la gestion du bien public ainsi qu’à la diffusion de techniques d’administration et de contrôle des populations aussi bien dans les métropoles que dans les territoires d’outremer. Il s’agit en somme de souligner l’existence de modèles communs, en partie hérités, dans des espaces contrôlés durablement par les deux États ibériques. Cette caractéristique dessine sans doute les contours d’une mondialisation précoce et originale qui est encore aujourd’hui visible dans le jeu de puissantes solidarités ibéroaméricaines.