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Formes et acteurs de l'antiparlementarisme de la révolution française à nos jours : continuité et mutations (XVIIIe-XXIe siècles)

Formes et acteurs de l'antiparlementarisme de la révolution française à nos jours : continuité et mutations (XVIIIe-XXIe siècles)

La naissance du régime d’assemblée avec la Révolution française coïncide avec celle de sa critique, que celle-ci porte sur la nature même d’un parlementarisme encore embryonnaire ou qu’elle attaque les comportements de parlementaires ridiculisés ou stigmatisés. Si la virulence de ces critiques a connu des acmés repérables en différentes époques (en France, le scandale de Panama au XIXe siècle ou le poujadisme au XXe siècle ; en Allemagne, la république de Weimar), l’antiparlementarisme latent qui accompagne la lente émergence de la démocratie parlementaire se traduit par des discours et par des actes s’inscrivant à la fois dans une continuité et dans des mutations. La grille de lecture ne vise pas à inscrire la chose dans une chronologie linéaire. A l’évidence, la diachronie s’impose pour sonder ce qui relève de la continuité (argumentaires émergeant avec le régime d’assemblée qui s’installe dès 1789) et ce qui relève des mutations (deux exemples : en quoi l’adoption du suffrage universel masculin a-t-elle pu modifier l’expression de l’antiparlementarisme ; quelles sont les conséquences de la radicalisation révolutionnaire des idéologies sur les actes antiparlementaires cf. l’attentat de l’anarchiste Vaillant dans la Chambre des députés en décembre 1893).
Il convient également de prendre en considération la nature des individus ou des catégories qui se font les relais de cet antiparlementarisme et qui lui donnent alors une couleur spécifique. Que sait-on, par exemple, d’un antiparlementarisme syndical ou d’un antiparlementarisme étudiant ? d’un antiparlementarisme ouvrier ou paysan ? de celui des « classes moyennes » ? Est-il envisageable d’évoquer un antiparlementarisme au féminin, lié à la dénonciation du refus d’accorder le droit de vote aux femmes ? On peut aussi, et plus classiquement, évoquer un antiparlementarisme d’une partie de la classe politique, et en particulier un antiparlementarisme de l’intérieur, c’est-à-dire émanant d’élus du peuple. Comme on le voit, en passer par le discours et les actes de ces catégories interroge finalement sur la nature de l’antiparlementarisme ou, mieux, des antiparlementarismes et sur le lien entre les acteurs et les formes de ces derniers.

Programme

9h15 : accueil des participants

9h30 : Jean-Claude Caron (UBP– Clermont II / CHEC - IUF), Antiparlementarisme et démocratisation politique.

9h45 : Philippe Bourdin (UBP - Clermont II / CHEC) : Remise en cause et fragilisation du régime d’assemblée (1789-1799).

10h15 : Jean-François Heintzen (Docteur du CHEC, UBP– Clermont II), L’antiparlementarisme en chansons (XIXe-XXe siècle).

10h45-11h : débat

11h-11h15 : pause

11h15-11h45 : Anne Deffarges (UBP – Clermont II / CHEC), L’antiparlementarisme dans l’un des partis les mieux représentés au Reichstag : la social-démocratie (années 1870-1890).

11h45-12h15 : Julien Bouchet (UBP – Clermont II / CHEC), La « République du conciliabule » ou la souveraineté confisquée. Les critiques antiparlementaires de la pratique délibérative des représentants du peuple (1892-1905).

12h15-12h30 : débat

12h30-14h00 : déjeuner

14h-14h30 : Nicolas Patin (Université Paris Ouest – Nanterre – La Défense / ISP), Députés antiparlementaires. Formes et pratiques de l’antiparlementarisme chez les députés du Reichstag sous la République de Weimar.

14h30-15h00 : Jean-Étienne Dubois (UBP – Clermont II / CHEC), De l’anticartellisme à l’antiparlementarisme. Appropriations, mutations et diffusion d’un discours critique contre le régime parlementaire par la droite de 1924 à 1926.

15h-15h15 : débat

15h15-15h30 : pause

15h30-16h00 : Édouard Lynch (Université Lumière - Lyon 2-LER SEREC), Mobilisations paysannes et antiparlementarisme en France au XXe siècle.

16h00-16h30 : Nathalie Ponsard (UBP – Clermont II), Sur les traces d’un « antiparlementarisme syndical » marginal (France, XXe siècle).

16h30-16h45 : débat

16h45-17h00 : Jean Garrigues (Université d’Orléans – CHPP), synthèse et conclusion de la journée d’étude.