Axe 3 : Plaines et montagnes : sociétés et espaces du Massif central. Structures, peuplement, patrimoine

Responsables : Jean-Luc Fray et Frédéric Trément

Présentation

L’intitulé retenu pour l’axe 3 dans le cadre du quadriennal 2012-2015 est Plaines et montagnes : sociétés et espaces du Massif central. Structures, peuplement, patrimoine. La proposition vise à regrouper des enseignants-chercheurs et étudiants avancés, historiens, historiens de l’art et archéologues, désireux de placer leur recherche historienne sous l’angle prioritaire de la dimension spatiale, dans une perspective diachronique de temps long, de la période protohistorique aux développements contemporains, dans une vision non seulement culturelle et patrimoniale mais aussi d’histoire économique.

La proposition faite pour le quadriennal 2012-2015 s’ancre dans une tradition initiée lors du quadriennal 2000-2003 (« Espaces, Territoires, Réseaux »), poursuivie lors des périodes 2004-2007 et 2008-2011 (« Usages et représentations de l’espace : approches historiques et archéologiques ») et appuyée sur les acquis des colloques et séminaires antérieurs organisés par l’axe 3 (Historiens en quête d’espace : dimension spatiale et analyse historique ; Espaces collectifs ; Petites villes de montagne ; Dire l’espace). L’évolution de la problématique et du dispositif (intégrant les archéologues, désormais formés en Laboratoire identifié (dir. Frédéric Trément), et les historiens de l’Art, tout en cultivant des relations anciennes avec le CERAMAC, laboratoire des géographes de Géographie humaine de l’UBP), tend à donner une plus grande cohérence aux actions de terrain qui se sont multipliées ces derniers temps.

Si l’espace d’un grand Massif central représente le « terrain d’exercice » majeur de cette recherche, celle-ci n’a pas vocation à s’y enfermer, la dimension comparative, nationale et européenne, devant donner sens à l’exploitation des données régionales. L’espace du Massif central, représentatif de la moyenne montagne, est caractérisé également par l’importance des zones de basses terres (Bourbonnais, Limagnes, bassins du Puy et d’Aurillac…) qui concentrent depuis longtemps hommes et centres de commandement ; l’articulation, évoluant dans la longue durée, des relations montagnes / basses terres internes et périphériques (vallée du Rhône, plaine du Languedoc) entre pleinement dans le champ d’étude de l’axe ; l’aspect comparatif s’étend également à ces dimensions.

Le projet d’axe vise également à s’inscrire dans les projets scientifiques de la MSH de Clermont-Ferrand, dont est attendu également un appui technique (pour « l’Atlas historique régional », pour les participations à « Corpus », par la plateforme Intelespace, cf. infra).

Il s’agit d’une part de poursuivre la réflexion sur les structure spatiales : approfondir, dans la longue durée, en prenant appui sur les exemples régionaux ou issus de démarches comparatistes, la réflexion conceptuelle sur les notions spatiales de « semis », « trame », « maillage », « réseaux » ; sur le rapport entre les structures et les flux ; sur les spécificités que manifestent l’architecture et le fonctionnement des ces structures dans le cadre d’un espace de moyenne montagne et des relations montagne-basses-terres. D’autre part, les recherches de l’axe mettront l’accent — par l’étude d’exemples précis — sur les questions de l’évolution historique de la répartition du peuplement, du développement, de l’aménagement et de la valorisation des territoires, cette dernière notion ne se limitant pas à l’aspect patrimonial, mais incluant également la dimension économique. Parallèlement, l’introduction du concept de développement dans l’analyse spatiale doit permettre une lecture systémique des données issues de l’interdisciplinarité dans le but d’éclairer les mécanismes (socio-économiques, politiques, culturels, institutionnels mais aussi environnementaux) qui participent à la construction des espaces et des territoires. L’analyse dynamique des processus de développement des territoires dans la longue durée prendra ainsi en compte leur dimension spatiale et temporelle, la diversité des facteurs impliqués, ainsi que les interactions d’échelles et de temporalités.

Il s’agit aussi, pour l’équipe de l’axe 3, de contribuer à la visibilité du CHEC en matière de valorisation en répondant aux sollicitations des collectivités territoriales, en appuyant scientifiquement des actions de mise en valeur patrimoniale initiées par des associations (défense du patrimoine, associations culturelles) ou des propriétaires de monuments pour des expertises, travaux de recherche en appui à des opérations de rénovation ou de mise en valeur patrimoniale, culturelle ou touristique, d’appuyer — scientifiquement — le fonctionnement au sein de l’UFR LLSH d’une « junior entreprise » capable de fédérer les étudiants avancés sollicités — dans des conditions souvent léonines — pour des prestations de recherche et de valorisation auprès des mêmes partenaires ci-dessus évoqués.

Les trois angles d’approche dominants pour le prochain contrat quadriennal de recherche consisteront dans l’étude des « maillages de contrôle et de domination des territoires », l’étude des « marqueurs et processus de développement », la poursuite des interrogations sur les rapports sociétés/milieux et les questions environnementales.

Effectif

Marie Bolton, MCF 11
Olivier Bruand, PR 21
Damien Carraz, MCF 21
Bertrand Dousteyssier, IE
Vincent Flauraud, MCF 22
Patrick Fournier, MCF 22
Carlotta Franceschelli, MCF 21
Stéphane Gomis, MCF 22
Laurent Lamoine, MCF 21
Isabelle Langlois, IE
Céline Perol, MCF 21
Bruno Phalip, PR 21
Blaise Pichon, MCF 21
Annie Regond, MCF 22
Josiane Teyssot, MCF 21

- Chercheurs associés

Thomas Areal, doctorant
Florian Baret, doctorant
Jérôme Besson, doctorant
Sandra Chabert, doctorante
Pierre Charbonnier, PR 21, émérite
Delphine Coin, doctorante
Pierre Cornu, MCF 22
Marion Dacko, doctorante
Aurélie Ducreux, doctorante
Franck Fassion, doctorant
David Gervasoni, doctorant
Grégory Goudot, doctorant
Guy Massounie, doctorant
Ludovic Mitton, doctorant
Élise Nectoux, doctorante